Sur le Dessin

 

Ce que j’écrivais sur mon site, il y a 4 ans : 

« Da Vinci, sur le chemin qui mène à l’aboutissement de la vision, quitte son sujet. Son sujet devient le dessin. Il le pousse encore, là où beaucoup s’arrêtent. Il efface et reprend sur les traces. On peut alors légitimement se demander ce que l’on peut voir sur ce que l’on a déjà vu, et ce qu’il reste à inscrire sur ce que l’on a déjà inscrit cent fois, au même endroit, sur le support. (…) L’effacement est un déplacement, si infime soit-il. L’effacement est un mouvement. L’accumulation des effacements est la révélation de la peinture de Da Vinci. Le dessin de Da Vinci repose sur un enchevêtrements d’empreintes effacées. L’erreur et l’échec sont fondamentaux pour avancer dans la vision. On peut ajouter l’effacement délibéré des visions précises pour arriver à enregistrer sur le support toutes les traces des visions justes.« 

Comments are closed.