Käthe Kollwitz

« Violée » de Käthe Kollwitz
Tout le travail de l’artiste est dans cette suggestion. La violence est bien là, plus forte, plus paralysante que la complaisance qui montrerait l’acte. Comment exprimer l’horreur ? Kollwitz nous montre ce corps désarticulé, immobile, la tête renversée, enfoncée dans la terre, au milieu de plantes qui semblent chiffonnées, draps monstrueux. Les fleurs autour sont des yeux, nos yeux, les témoins muets, les témoins captifs, les témoins soumis, les témoins qui dégoulinent, pourrissent, mous, lâches. La vie effondrée.
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